Alcool et maison de retraite : une relation qui soulève le débat

Alcool et maison de retraite : une relation qui soulève le débatDans les maisons de retraite, les résidents ne sont pas des écoliers en pension. Ils aspirent à avoir, dans l’idéal, au moins autant de libertés que lorsqu’ils avaient une adresse postale personnelle.

Cependant, ils doivent se plier à des règles et accepter le travail de soin et de sécurité du personnel des établissements. Ces derniers doivent alors trouver l’équilibre entre le respect du règlement et celui des libertés de l’individu, notamment au sujet de l’alcool.

Des plaisirs et libertés

Un résident est par définition chez lui en maison de retraite. En effet, il a quitté son logement personnel car il ne pouvait plus y vivre, la maison de retraite est donc son nouveau « chez lui ». Et il est en droit d’espérer y avoir toutes les libertés dont il disposait jusqu’à présent.

En tête de cette liste de libertés que nos seniors espèrent avoir en maison de retraite, le petit verre de rouge lors du repas.

Nos seniors semblent être attachés à ce petit ballon de liquide alcoolisé lors de leurs repas. En effet, environ quatre sur dix sont consommateurs réguliers de vin rouge. Même si nous, français, buvons moins de vin rouge qu’il y a 30 ans, les plus de 65 ans restent des buveurs relativement réguliers.

Qui font débat...

Malheureusement, aussi proche se veut-elle de la vie en autonomie chez toi, la maison de retraite est un établissement publique encadré par une réglementation. Le personnel soignant qui y travaille a un travail de soin auprès des résidents bien évidemment, mais également un travail de sécurité.

Cet équilibre, précaire, entre la liberté de l’individu et le règlement est mis à rude épreuve avec des sujets comme l’alcool.

Certains établissements considèrent comme difficile le fait de priver les personnes âgées du plaisir de boire leur verre de vin lors du repas. Ils l’autorisent, considérant qu’une consommation restant modérée n’est pas dangereuse pour le patient et pour son/ses traitement(s).

A l’inverse, d’autres voient rouge et l’interdisent, considérant que cela met en danger le traitement d’un patient et donc sa sécurité

Une question qui reste en suspens

Il n’y a cependant pas de panacée, ces approches étant toutes deux mises à mal. La première se voit confrontée à une potentielle consommation excessive de la part des résidents, ou peut également être considérée comme responsable si accident il y a, par rapport au traitement ou autre : il y a donc remise en question du travail de sécurité de l’établissement.

La deuxième, beaucoup plus stricte, remet en cause la liberté du résident, et devra faire face à de potentielles situations de « trafic » au sein de l’établissement.

Ce débat n’a pas fini de faire couler de l’encre, les établissements ayant un choix à faire : faire le pari (risqué) de laisser la liberté aux résidents, ou instaurer un régime plus autoritaire et risquer la naissance d’un parrain des maisons de retraite. Trouver l’équilibre n’est pas une mince affaire.

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