La charte Alcool Assistance Pyrénées Atlantiques

Action Militante

  • Le vécu de la maladie alcoolique et l'expérience qu'ils en ont retiré font de nos militants les acteurs aptes à accueillir, écouter, comprendre et accompagner les personnes en difficulté avec l'alcool.
  • Le vécu et l'expérience seuls ne sont pas suffisants pour aborder le problème dans sa globalité. Nos statuts précisent que la maladie alcoolique est physique, psychologique, sociale et spirituelle. Il est donc nécessaire d'acquérir par la formation, des connaissances sur l'alcool - la maladie - le malade - l'entourage - les partenaires et l'action militante.
  • Les personnes en difficulté  avec l'alool,  malades et entourage doivent  trouver  accueil - chaleur - sympathie ­ écoute,  en un mot tout ce que leur  situation ne leur permet pas de trouver dans leur environnement habituel.
  • Dès le premier contact, le militant s'efforce de créer le climat de confiance nécessaire pour établir la communication. Il s'efforcera ensuite de faire comprendre au malade qu'il n'est pas un cas particulier et que sa situation est très similaire à celle que lui et bien d'autres ont pu vivre. Ce processus d'identification réciproque permettra au malade de prendre conscience de sa maladie, de s'intégrer au groupe et d'affirmer sa détermination à changer et enfin d'opter pour la solution de soins qui lui paraît la meilleure pour lui parmi les choix qui lui sont proposés.
  • Cette intégration progressive conduira à créer une situation optimale pour le rétablissement de la communication, depuis si longtemps perdue et dans laquelle sans être questionné le malade pourra aborder tous les sujets qu'il souhaite, sans ressentir le poids d'un jugement.
  • Le groupe ou le lieu d’accueil devront offrir toutes les conditions d'un climat de confiance, d'échange, d'amitié pour que le nouvel arrivant renoue avec les habitudes de vie en commun.
  • Les militants s'engagent au respect de la plus stricte confidentialité.
  • Après cette période de réadaptation le ou les militants devront «passer la main» et accompagner ou recommander le malade à son ou un médecin ou à une équipe soignante pour le sevrage et le suivi psychothérapeutique adaptés à sa situation.
  • Les visites des militants en cours de soins sont une preuve d'attention qui augmente significativement la persévérance du sujet pour une abstinence de long terme.
  • La sortie des soins est une période difficile qui doit être préparée par le militant tant pour le nouvel abstinent qui va retrouver son environnement «d'avant» que pour l'entourage qui doit être préparé aux conditions psychologiques de ce retour.
  • L'abstinence n'est pas un but ni une contrainte mais le moyen essentiel de la liberté retrouvée. Il appartient aux militants de faire faire aux nouveaux abstinents le bilan des bénéfices de l'abstinence pour consolider le succès de leur soin.
  • Le soutien psychologique du malade par le groupe peut être long pour parvenir à un nouvel équilibre psychique et à la réinsertion sociale, familiale et professionnelle. Le malade aura besoin longtemps de s'occuper de lui-même.
  • Puis peut être un jour viendra le temps de l'engagement qui est celui de s'aider soi-même en aidant les autres.
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